Le paradoxe du « théâtre exotique d'avant-garde » dans les années 1920
RésuméDans les années 1920, le metteur en scène Gaston Baty et le dramaturge Henri-René Lenormand élaborèrent, à travers les différentes mises en scène du Simoun et d’ À l’ombre du mal, la pratique d’un spectaculaire spécifique que l’on qualifiera de théâtre exotique d’avant-garde. L’article examin...
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| Autor principal: | |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
2011
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| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | RésuméDans les années 1920, le metteur en scène Gaston Baty et le dramaturge Henri-René Lenormand élaborèrent, à travers les différentes mises en scène du Simoun et d’ À l’ombre du mal, la pratique d’un spectaculaire spécifique que l’on qualifiera de théâtre exotique d’avant-garde. L’article examine la façon dont les deux collaborateurs, tout en revendiquant un théâtre en rupture avec l’ « Orient du music-hall », ont malgré tout reproduit les codes de l’orientalisme le plus conventionnel. Tout d’abord, l’étude du travail du dramaturge fait apparaître un souci de réalisme qui tranche avec les productions théâtrales exotiques de l’époque, spécificité qu’il revendiquait largement pour caractériser son effort. À l’inverse, l’intervention du metteur en scène était déterminée par l’objectif de « donner l’illusion d’un autre monde, encore plus beau », privilégiant les effets d’atmosphère sur le texte lui-même. Ce hiatus provoqua une réception biaisée des deux œuvres, les critiques ne les distinguant pas réellement des pièces exotiques plus conventionnelles. En somme, les références orientalistes mobilisées dans les différentes étapes de l’élaboration de ce spectaculaire – production du texte, mise en scène, réception critique – ont donné un résultat relativement éloigné des ambitions affichées au départ par les deux collaborateurs. |
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