La revue Melpomène (1958-1966) : l'architecture chez les étudiants des Beaux-Arts
RésuméÀ la fin des années 1950, alors que l’urbanisme « moderne » a été mis en pratique dans un grand nombre de villes françaises pour faire face à la crise du logement, des critiques se font jour, dans la population, dans le milieu intellectuel et parmi les jeunes architectes. L’émergence de cette...
Shranjeno v:
| Glavni avtor: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
2010
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| Online dostop: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Izvleček: | RésuméÀ la fin des années 1950, alors que l’urbanisme « moderne » a été mis en pratique dans un grand nombre de villes françaises pour faire face à la crise du logement, des critiques se font jour, dans la population, dans le milieu intellectuel et parmi les jeunes architectes. L’émergence de cette crise architecturale et urbaine – qui débouchera dans les années 1970 sur une redécouverte de la question de la ville, de l’histoire, et des fondements de la discipline architecturale – est vécue et nourrie par la génération des architectes intellectuels formés dans les années 1950 et 1960 à l’École nationale supérieure des beaux-arts. De spectateurs, ils deviennent alors acteurs du renouvellement de leur discipline en s’ouvrant à tous les savoirs disponibles pour l’accomplir, de la technologie aux sciences humaines, et de l’histoire aux méthodes systématiques de conception. L’analyse de la revue Melpomène, publiée par l’association des étudiants des Beaux-Arts jusqu’en 1966, permet de suivre l’évolution des sources auxquelles puisent les jeunes architectes, ainsi que la transformation de leur culture et de leurs représentations. Entre rupture et continuité, les thèmes que les rédacteurs abordent, leur vocabulaire, leurs références et leurs concepts livrent les indices du changement : les aspirations qui l’orientent, les lignes directrices qui le structurent, les emprunts et les réinterprétations qui l’alimentent, parfois issus de leur propre discipline. |
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