Ivan le Terrible, par-delà l'individu et le type

RésuméLa représentation du souverain absolu a posé plusieurs problèmes au théâtre russe du début du XXe siècle. Toutes les tentatives pour trouver une image convaincante ont échoué. La figure du despote a été traitée du point de vue psychologique, qui n’ouvrait pas l’accès au phénomène de souverain...

Szczegółowa specyfikacja

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Opis bibliograficzny
1. autor: Iampolski, Mikhaïl
Format: Article ou chapitre numérique
Język:Français
Wydane: 2008
Dostęp online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Streszczenie:RésuméLa représentation du souverain absolu a posé plusieurs problèmes au théâtre russe du début du XXe siècle. Toutes les tentatives pour trouver une image convaincante ont échoué. La figure du despote a été traitée du point de vue psychologique, qui n’ouvrait pas l’accès au phénomène de souverain se plaçant au dessus des hommes et même de l’humain. Eisenstein, dans son dernier film, Ivan le Terrible, a essayé de dépasser le psychologisme d’interprétation. Il est parti de la conviction que la tragédie de la souveraineté réside dans la dissolution des liens avec la communauté des humains. Inspiré par le surhomme de Nietzsche et par l’idée de la personnalité réflexive exprimée par Kierkegaard, Eisenstein travaille sur la figure du pouvoir, qui n’a pas d’essence humaine mais est composée des traces négatives de la multiplicité. Chez Eisenstein, Ivan est une image composite faite de clichés empruntés au Christ, à Méphistophélès, à Don Quichotte, etc. En même temps, il est marqué par la similitude avec ses antagonistes dans le film. Le souverain apparaît comme un vide, comme un miroir des apparences reflétant des aspects de l’humanité auquel il n’arrive pas à appartenir.