Les aventures de l'Enola Gay
RésuméL’exposition prévue en 1995, Le Dernier acte : la bombe atomique et la fin de la Seconde Guerre mondiale au Musée National de l’Air et de l’Espace du Smithsonian à Washington devait commémorer le cinquantième anniversaire du largage des bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki. Le projet d...
Gardado en:
| Autor Principal: | |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
2006
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| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | RésuméL’exposition prévue en 1995, Le Dernier acte : la bombe atomique et la fin de la Seconde Guerre mondiale au Musée National de l’Air et de l’Espace du Smithsonian à Washington devait commémorer le cinquantième anniversaire du largage des bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki. Le projet de l’exposition présentait le contexte historique de l’évènement, les débats qui avaient précédé la décision des dirigeants américains. Elle faisait une place aux souffrances des victimes japonaises occultées par une censure maintenue pendant des décennies. Enfin, elle faisait état des débats entre historiens et mentionnait ceux qui établissaient un lien entre l’utilisation de la bombe et le début de la Guerre Froide. Ces travaux mettaient en cause la version « officielle » selon laquelle la décision avait été prise uniquement pour sauver des vies. L’offensive menée contre le projet de l’exposition jugé « anti-patriote » par les lobbies de l’industrie aéronautique et de l’ American Legion reçut le soutien de politiciens du Congrès qui, demandèrent la démission du directeur du musée et l’annulation de l’exposition. Ce « scandale » s’inscrit dans le contexte politique des années Quatre-vingt dix : guerres culturelles, victoire des Républicains au Congrès en novembre 1994, renouveau d’un patriotisme virulent. Cette bataille illustre l’opposition entre historiens en quête d’une vérité complexe aussi objective que possible et groupes sociaux et politiques désireux de s’approprier le passé pour voir triompher une certaine idée de la nation et de son histoire. |
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