Le voyage, l'archéologie, le rêve
RésuméDans les récits archéologiques du xixe siècle, les thèmes du voyage et du rêve sont très fréquemment entremêlés. Dans des fictions comme dans des textes à vocation savante, cette rencontre fait surgir des motifs tels que le sentiment de l’accélération du temps, l’incertitude de la chose vue o...
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| 第一著者: | |
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| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
2006
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| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | RésuméDans les récits archéologiques du xixe siècle, les thèmes du voyage et du rêve sont très fréquemment entremêlés. Dans des fictions comme dans des textes à vocation savante, cette rencontre fait surgir des motifs tels que le sentiment de l’accélération du temps, l’incertitude de la chose vue ou le surgissement des souvenirs d’enfance. Or, chacun de ces thèmes fait l’objet de développements plus théoriques dans une littérature savante sur le rêve qui précède L’Interprétation du rêve de Freud en 1900. Dans la seconde moitié du siècle, philosophes, érudits, médecins et hommes de lettres débattent sur le rêve, réagissant notamment à l’ouvrage d’Alfred Maury, Le Sommeil et les rêves (1861). Leurs discussions portent sur le fonctionnement de l’esprit dans le rêve : elles examinent la dégradation ou l’hypertrophie des facultés, telle la mémoire, l’accélération de la pensée, le rapport du contenu des rêves aux sensations que le dormeur reçoit de l’extérieur. Ces débats évoquent l’hypothèse d’une vie seconde vécue en rêve, sous la direction d’un esprit perturbé. Faisant écho aux thèses que Taine expose dans De l’intelligence (1870), ils soulèvent ainsi la question de l’absence d’unité du moi. Le rêve, comme l’usage des drogues ou la maladie mentale, serait une expérience du dédoublement des personnalités que les médecins contemporains diagnostiquent chez certains aliénés. Au regard de cette littérature savante, l’entrelacement des thèmes du rêve, de l’archéologie et du voyage prend une profondeur qui pourrait échapper au lecteur du xxie siècle. Cet article suggère qu’au xixe siècle le voyage a pu être vécu comme une expérience parmi d’autres de la « pluralité foncière du moi » qu’évoquait Taine et que le voyageur a pu partir en quête, autant que de l’exotisme, d’un autre lui-même. |
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