Les « vagabonds du télégraphe » : représentations et poétiques du grand reportage avant 1914
RésuméCet article se propose d’étudier la naissance d’une nouvelle forme de récit de voyage : le reportage, autour de quelques grandes figures de reporters comme Pierre Giffard, Gaston Leroux, les frères Tharaud, Jules Huret, Ludovic Baudeau. Nouveau récit de voyage journalistique, le reportage se d...
Salvato in:
| Autore principale: | |
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| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
2006
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| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | RésuméCet article se propose d’étudier la naissance d’une nouvelle forme de récit de voyage : le reportage, autour de quelques grandes figures de reporters comme Pierre Giffard, Gaston Leroux, les frères Tharaud, Jules Huret, Ludovic Baudeau. Nouveau récit de voyage journalistique, le reportage se développe avec le développement des moyens de communication, notamment le télégraphe, et l’influence du modèle d’information anglo-saxon fondé sur le primat de l’actualité. Toute actualité devient bonne à exploiter mais le reportage de guerre constitue véritablement le stéréotype du genre. Le reportage mène un double récit : d’un côté, il raconte les faits d’actualité ; de l’autre, il dramatise et héroïse l’épopée des reporters – d’où la nécessité d’une écriture à la première personne au moment même où le récit se prétend objectif. Cette ambiguïté peut se poser autrement : le reporter souffre de sa posture impossible d’observateur-voyeur et tente en affichant un corps souffrant et exposé de changer de statut. La mythologie qui entoure encore aujourd’hui le reporter montre que cette opération symbolique et très tôt négociée a parfaitement réussi. |
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