De l'acquittement du gothique à la dialectique du « gallo-grec » des Lumières

RésuméSous l’influence des Lumières et dans le contexte d’un pouvoir royal en crise, on théorise en France sur les valeurs structurellement expressives et constructives du gothique. Mais la volonté des élites et des réformateurs de fonder une régénération (des arts, comme de la société) identitaire...

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Bibliografische gegevens
Hoofdauteur: Rabreau, Daniel
Formaat: Article ou chapitre numérique
Taal:Français
Gepubliceerd in: 2005
Online toegang:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Omschrijving
Samenvatting:RésuméSous l’influence des Lumières et dans le contexte d’un pouvoir royal en crise, on théorise en France sur les valeurs structurellement expressives et constructives du gothique. Mais la volonté des élites et des réformateurs de fonder une régénération (des arts, comme de la société) identitaire occulte toute velléité (sinon dans le pittoresque des jardins !) de normalisation actualisée d’un style du passé autre que gréco-romain. La façade en «gothique» réinventé de Sainte-Croix d’Orléans, voulue par Louis XIV, n’eut aucune descendance modélisante, tandis que l’église Sainte-Geneviève de Soufflot (actuel Panthéon de Paris), à l’origine fleuron symbolique du pouvoir de Louis XV, est le résultat d’un syncrétisme gréco-gothique ou gallo-grec dont seule émerge, dans le décor et les formes classiques, la référence au modèle antique régénérateur ; le paradoxe veut que ce modèle soit étroitement associé à la maîtrise de la manière constructive nationale ancestrale – c’est-à-dire qui témoignait des origines gothiques lointaines de la monarchie absolue contestée.