De l'écrit à l'écran : Dracula, avatars et mutations d'une figure gothique
RésuméCet article examine le réemploi au cinéma de quelques topoï de la littérature gothique en prenant pour exemple quelques adaptations de Dracula de Bram Stoker, depuis le Nosferatu fondateur de Murnau, jusqu’à la réécriture postmoderne de Coppola. Dans tous ces films, le cadre naturel spectacu...
Sábháilte in:
| Príomhchruthaitheoir: | |
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| Formáid: | Article ou chapitre numérique |
| Teanga: | Français |
| Foilsithe / Cruthaithe: |
2005
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| Rochtain ar líne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Achoimre: | RésuméCet article examine le réemploi au cinéma de quelques topoï de la littérature gothique en prenant pour exemple quelques adaptations de Dracula de Bram Stoker, depuis le Nosferatu fondateur de Murnau, jusqu’à la réécriture postmoderne de Coppola. Dans tous ces films, le cadre naturel spectaculaire et sublime joue un rôle essentiel en tant que source de contemplation esthétique et comme locus de l’angoisse. Les réalisateurs mettent aussi en relief le château draculéen et exploitent à leur manière les structures narratives propres au gothique. Le cinéma contribue à mythifier, mais aussi à transformer sensiblement les modes de représentation et la signification de la figure de Dracula, qui est d’abord l’incarnation d’un Autre monstrueux, puis qui évolue vers une image plus humanisée, mais toujours teintée d’une ambivalence permettant d’associer séduction et terreur. Les avatars les plus récents opèrent un renversement plus radical qui fait de Dracula un personnage romantique et tourmenté aux antipodes de la conception de Stoker. |
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