L'écrivain archivé
Jusqu'aux années 1780, les écrivains abandonnaient leurs manuscrits aux mains des typographes puisque le livre imprimé était la véritable réalisation de l'œuvre, celle qui éliminait tous les états antérieurs. Hormis dans le cas de ses textes inédits, aucun écrivain classique n'aurai...
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| Главный автор: | |
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| Формат: | Article ou chapitre numérique |
| Язык: | Français |
| Опубликовано: |
2005
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| Online-ссылка: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Итог: | Jusqu'aux années 1780, les écrivains abandonnaient leurs manuscrits aux mains des typographes puisque le livre imprimé était la véritable réalisation de l'œuvre, celle qui éliminait tous les états antérieurs. Hormis dans le cas de ses textes inédits, aucun écrivain
classique n'aurait eu l'idée de s'archiver lui-même. La montée en valeur non seulement
du manuscrit achevé mais de tous les brouillons et esquisses qui l'ont préparé est ici interprétée comme une pièce importante de la nouvelle conception de la littérature qu'introduit le « sacre de l'écrivain ». On examine la genèse de cette attention au XIXe siècle,
qui implique que l'écrivain s'incarne tout particulièrement dans l'écriture tracée de sa
main. C'est sans doute dans la dernière phase du sacre de l'écrivain, au XXe siècle, que
l'infusion de l'écrivain dans ses archives devient d'autant plus absolue que les institutions
de conservation et le champ de la critique ont fait du manuscrit la grande voie d'accès à
la présence du créateur.
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