Le Paris de Maxime Du Camp

RésuméL’ouvrage de Maxime Du Camp n’est pas un tableau convenu du Paris haussmannien. La rue, l’immeuble, l’appartement n’y figurent qu’incidemment. Il en va de même des espaces verts. L’auteur ne vise ni la description pittoresque, ni l’étude démographique. Le livre s’organise selon la tension entr...

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Bibliographische Detailangaben
1. Verfasser: Corbin, Alain
Format: Article ou chapitre numérique
Sprache:Français
Veröffentlicht: 2004
Online Zugang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beschreibung
Zusammenfassung:RésuméL’ouvrage de Maxime Du Camp n’est pas un tableau convenu du Paris haussmannien. La rue, l’immeuble, l’appartement n’y figurent qu’incidemment. Il en va de même des espaces verts. L’auteur ne vise ni la description pittoresque, ni l’étude démographique. Le livre s’organise selon la tension entre deux métaphores, celle de l’organisme et celle de la machine, entre le désir de décrire des organes et celui de dire le fonctionnement de rouages, entre l’influence de la physiologie sociale et celle du modèle thermodynamique. L’essentiel est l’analyse du mouvement perpétuel, du ronronnement de la machine que constitue la ville. Du Camp est, avant tout, fasciné par les réseaux, les mécanismes, les engrenages secrets et silencieux. Certes, il partage bien des peurs contemporaines concernant l’étroitesse, l’entassement, l’engorgement, l’infection mais il vise d’abord une revue enthousiaste des techniques de la ville. Très conscient de l’accélération des rythmes, il accorde une grande place à la précaution, à l’exactitude, à la vérification ; ce qui fait du Paris de Du Camp un laboratoire des techniques sécuritaires. Enfin, son observation sociale de la « gouape » pose l’auteur en précurseur de la psychologie des foules, avant même l’insurrection de la Commune.