« Le corps le plus utile de l'État » ou comment la maréchaussée se présentait à la fin de l'Ancien Régime
RésuméL’esprit de corps naquit dans la maréchaussée entre 1750 et 1760. Il se cristallisa définitivement au moment de la Révolution française. Ce sentiment d’appartenance à une institution particulière se construisit autour de trois affirmations. La maréchaussée constituait une élite, dont le caract...
Kaydedildi:
| Yazar: | |
|---|---|
| Materyal Türü: | Article ou chapitre numérique |
| Dil: | Français |
| Baskı/Yayın Bilgisi: |
2003
|
| Online Erişim: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Özet: | RésuméL’esprit de corps naquit dans la maréchaussée entre 1750 et 1760. Il se cristallisa définitivement au moment de la Révolution française. Ce sentiment d’appartenance à une institution particulière se construisit autour de trois affirmations. La maréchaussée constituait une élite, dont le caractère militaire devait être clairement affirmé ; ce corps, « le plus utile de l’État », était cependant oublié par les gouvernants et martyrisé par des ennemis mal identifiés mais nombreux ; cette négligence ou ces attaques étaient d’autant plus iniques que la maréchaussée jouissait de la confiance absolue de la population. Cet argumentaire fut systématiquement repris lorsque la Gendarmerie, héritière de la maréchaussée, fut à son tour menacée de disparition. Il se transforma alors en histoire officielle sur laquelle se fonde toujours l’unité de la Gendarmerie nationale. |
|---|