Entre littérature prolétarienne et réalisme socialiste : le parcours de Tristan Rémy
RésuméTristan Rémy est avec Henry Poulaille l’un des principaux animateurs du mouvement pour la littérature prolétarienne dans les années Trente. Moins directement impliqué dans la construction de la position prolétarienne, il conserve une distance critique à l’égard du mouvement, et une liberté d’é...
Enregistré dans:
| Hovedforfatter: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
2003
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| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | RésuméTristan Rémy est avec Henry Poulaille l’un des principaux animateurs du mouvement pour la littérature prolétarienne dans les années Trente. Moins directement impliqué dans la construction de la position prolétarienne, il conserve une distance critique à l’égard du mouvement, et une liberté d’évolution plus grande. Plus nettement influencé par le marxisme que d’autres auteurs du mouvement, il tente d’imposer une définition militante de la littérature prolétarienne et de structurer le groupe. Proche du PC et de l’Association des écrivains et artistes révolutionnaires (AEAR) au milieu des années Trente, il évolue vers le réalisme socialiste et publie l’un des premiers romans consacrés au Front populaire en 1937 ( La Grande lutte). Son écriture, initialement marquée par le réalisme poétique, apparaît comme atypique au sein du mouvement prolétarien : peu tenté par l’autobiographie, Rémy fait, en revanche, preuve d’un goût pour l’invention romanesque. Son évolution vers le réalisme socialiste, en partie tributaire de la place qu’il occupe dans le champ littéraire, traduit aussi une volonté d’élaborer une littérature populaire militante qui apparaît également dans certains de ses premiers romans. |
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