Le réalisme socialiste français des années Trente : un faux départ
RésuméLa notion de « réalisme socialiste » apparaît en France en décembre 1932 mais ne suscite une véritable production critique qu’après le Congrès des écrivains soviétiques, entre 1934 et 1936. Pour comprendre ce qu’elle recouvre alors, il faut analyser le sens que lui donnent les rares écrivains...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2003
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | RésuméLa notion de « réalisme socialiste » apparaît en France en décembre 1932 mais ne suscite une véritable production critique qu’après le Congrès des écrivains soviétiques, entre 1934 et 1936. Pour comprendre ce qu’elle recouvre alors, il faut analyser le sens que lui donnent les rares écrivains et journalistes qui y renvoient (essentiellement des communistes, Aragon, Nizan, Fréville, Sadoul). Il faut aussi la replacer dans une histoire plus large, celle de la réflexion sur les conditions de développement d’une littérature révolutionnaire en France. On constate que ce débat, riche et productif à la fin des années Vingt et au début des années Trente, ne trouve pas dans le réalisme socialiste un véritable prolongement ; c’est au contraire contre la littérature prolétarienne qu’une conception très militante se met en place. Alors que l’engagement des années 1934-1937 ne se fait plus autour des débats littéraires, c’est l’initiative d’Aragon et les articles qu’il écrit alors, qui assurent seuls au réalisme socialiste une présence trompeuse dans le paysage littéraire français de la fin des années Trente. |
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