La censure des imprimés au siècle des lumières
Comme partout en Europe sous l'Ancien régime, à Genève le pénal est lié au pouvoir politique détenu par le Petit Conseil de la République. Dès les années 1760, la ville-État, capitale européenne de l'imprimerie, est déchirée par des conflits sociaux et constitutionnels. Ils sont nourris...
Guardat en:
| Autor principal: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
2002
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Comme partout en Europe sous l'Ancien régime, à Genève le pénal est lié au pouvoir politique détenu par
le Petit Conseil de la République. Dès les années 1760, la ville-État, capitale européenne de l'imprimerie,
est déchirée par des conflits sociaux et constitutionnels. Ils sont nourris par des libellistes et des pamphlétaires qui publient des imprimés séditieux. Blessant la souveraineté de la République, les libelles sont saisis, censurés par le Petit Conseil qui en ordonne la flétrissure publique mise en œuvre par le bourreau. Or,
la poursuite des mauvais livres n'est pas arbitraire, car elle suit le réquisitoire du Procureur général qui qualifie le délit de librairie et motive l'autodafé. Sous le régime arbitraire des délits et des peines, le Procureur
général de Genève limite ainsi l'arbitraire des juges du siège. Près de neuf fois sur dix, le Petit Conseil suit
en effet l'avis de droit énoncé par le parquet.
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