Femmes de Dieu et Justice de l'an II
Les trajectoires des religieuses pendant la Terreur sont mal connues. L'Histoire a retenu essentiellement les exécutions des Carmélites de Compiègne, canonisées en littérature par Bernanos ou celles des religieuses d'Orange. Si une minorité (environ 200 sur 40 000) d'anciennes relig...
Enregistré dans:
| Hovedforfatter: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
2002
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| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Les trajectoires des religieuses pendant la Terreur sont mal connues. L'Histoire a retenu essentiellement les
exécutions des Carmélites de Compiègne, canonisées en littérature par Bernanos ou celles des religieuses
d'Orange. Si une minorité (environ 200 sur 40 000) d'anciennes religieuses subirent un sort identique, une
grande partie eurent cependant des rapports avec la justice de l'an II. Emprisonnées comme filles ou sœurs
d'émigré, protégeant des prêtres réfractaires, portant l'habit de religieuse ou vivant en couvent clandestin,
parfois ayant rejoint les armées rebelles de l'Ouest, c'est plus de 10 % d'entre elles qui connaissent une
expérience carcérale. Celle-ci se décline autour de trois temps : l'arrestation, la vie en prison et l'interrogatoire qui ouvre sur des tactiques discursives pour tenter d'obtenir des aveux ou de les éviter, le tout aboutissant sur un verdict. L'ampleur du choc revolutionnaire est en ce lieu la plus perceptible. Reste a s'interroger sur la nature de la « persecution » des religieuses : ne se trouve-t-on pas face a un processus de marginalisation sociale ?
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