La codification de la vie judiciaire
Adrien Barrère, qui travailla comme affichiste au théâtre du Grand Guignol et au cinéma Pathé et qui collabora à plusieurs journaux satiriques, fut sollicité par l'éditeur A. Fayard pour illustrer les œuvres de Courteline dans la revue du Modern-Theâtre, en particulier entre 1911 et 1912. Deu...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2002
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Adrien Barrère, qui travailla comme affichiste au théâtre du Grand Guignol et au cinéma Pathé et qui collabora à plusieurs journaux satiriques, fut sollicité par l'éditeur A. Fayard pour illustrer les œuvres de
Courteline dans la revue du Modern-Theâtre, en particulier entre 1911 et 1912. Deux pièces concernaient
la justice : L'Article 330 (1911, n° 7), comédie en un acte représentée pour la première fois au Théâtre
Antoine en décembre 1900, et Un Client sérieux (1912, n° 20), comédie en un acte donnée en août 1896
au théâtre du Carillon.
La codification des illustrations de Barrère, qui répond à un système subtil de lois, traduit bien les normes
régissant l'institution, telles que les perçut Courteline. Barrère s'est plu à utiliser l'espace et les accessoires
scéniques soit pour évoquer l'ordre social soit au contraire pour exprimer la transgression aux bons usages.
À l'instar de l'auteur, il a cherché à montrer que le tribunal est le théâtre par excellence des tensions et des
conflits. Le procédé favori de l'artiste est la traduction géométrique de l'espace et la transposition physique
des rapports de force. Les légendes qui accompagnent les dessins de Barrère et le recours à l'allégorie confèrent aux illustrations une valeur universelle et montrent que l'artiste a profondément compris le monde de
Courteline, même si le style de ses dessins n'atteint jamais le mordant et la causticité du verbe du dramaturge.
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