Les jeux du « je » : aperçus sur la subjectivité de l'historien
RésuméDe Michelet aux plus récents développements de l'historiographie contemporaine, plusieurs formules semblent avoir caractérisé les relations existant entre l'historien, son travail et son texte. Quatre moments peuvent être distingués qui, chacun, donnèrent des styles à la présentation...
Uloženo v:
| Hlavní autor: | |
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| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
2002
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | RésuméDe Michelet aux plus récents développements de l'historiographie contemporaine, plusieurs formules semblent avoir caractérisé les relations existant entre l'historien, son travail et son texte. Quatre moments peuvent être distingués qui, chacun, donnèrent des styles à la présentation de soi. Ces configurations intellectuelles peuvent se chevaucher l'une l'autre et ne sont pas seulement à considérer comme une succession. Le triomphe du moi chez Michelet se traduit dans une écriture où le « je » triomphe. L?historien de la Révolution française n?eut de cesse de combattre toute histoire d?où l'historien s?absentait. C?est contre cette présence assidue de l'auteur dans le texte d?histoire que s?éleva l'histoire méthodique et professionnalisée de la fin du xixe siècle. Le discours de l'histoire émane du lointain, de l'absent, peut-être du mort. Telle en tout cas sa prétention car l'historien de la Troisième République est bien le contraire d?un anonyme. La critique de Marc Bloch et celle de Lucien Febvre contre ce style historiographique s?appuyèrent sur une revendication d?auteur qui dénonçait ce prétendu vide. Et la « nouvelle histoire » des années 1970, à l'heure même où un certain climat intellectuel entretenait l'illusion de la mort de l'auteur, fit un trône au nouvel historien. L?histoire de la fin du xxe siècle est l'héritière de ces moments-là. |
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