L'infamie comme œuvre
RésuméL’assassin Pierre-François Lacenaire (1803-1836) écrit ses Mémoires autobiographiques, à la prison de la Conciergerie, quelques semaines avant sa mort sur l’échafaud, le 9 janvier 1836. L’identité de son auteur, les conditions dramatiques de la mise en œuvre ainsi que son retentissement auprès...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2002
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | RésuméL’assassin Pierre-François Lacenaire (1803-1836) écrit ses Mémoires autobiographiques, à la prison de la Conciergerie, quelques semaines avant sa mort sur l’échafaud, le 9 janvier 1836. L’identité de son auteur, les conditions dramatiques de la mise en œuvre ainsi que son retentissement auprès d’un public fasciné et choqué par ce « testament homicide », confèrent à cette entreprise un caractère exceptionnel. Aussi ce texte intéresse-t-il l’historien moins comme un document sur la vie de Lacenaire ou sur la société des trente premières années du xixe siècle que comme un événement à part entière, marquant l’apparition d’une figure neuve d’infamie. Les Mémoires couronnent le travail de mise en scène de soi, par lequel Lacenaire s’institue sujet de ses crimes, et les projettent dans la postérité. Dans la parole autobiographique, affranchie du présent, tenue pour être entendue par-delà la mort, émerge la figure troublante de l’infamie comme œuvre. |
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