Les navétanes au Sénégal
Au Sénégal, le modèle sportif dominant est celui des sports organisés par les fédérations délégataires du pouvoir d'Etat. Ce modèle présente cependant bien des limites eu égard à toutes les modalités de la demande sportive. Il existe, en outre, des pratiques qui se démarquent du système offic...
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| Главный автор: | |
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| Формат: | Article ou chapitre numérique |
| Язык: | Français |
| Опубликовано: |
1998
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| Online-ссылка: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Итог: | Au Sénégal, le modèle sportif dominant est celui des sports organisés par les
fédérations délégataires du pouvoir d'Etat. Ce modèle présente cependant bien des
limites eu égard à toutes les modalités de la demande sportive. Il existe, en outre,
des pratiques qui se démarquent du système officiel et qui se caractérisent par des
rencontres sportives se passant en général pendant la saison des pluies. Ce qui
confère à ces pratiques un caractère saisonnier. D'où le nom de navétanes (du mot
wolof nawete qui signifie saison des pluies). Les navétanes sont des pratiques
massives.
Les noms des associations de sportifs sont un révélateur de l'expression de
l'identité culturelle qui s'exprime dans les navétanes. Auparavant, les associations
empruntaient les appellations des clubs de football européens et brésiliens.
Aujourd'hui, les associations prennent des noms qui ont un sens traditionnel,
national et territorial. La renomination des associations expriment une volonté de
tourner le dos aux politiques assimilationnistes et d'infériorisation des cultures africaines, qui ont marqué une certaine façon de gérer les nations dominées.
Affirmation d'une façon singulière de pratiquer le football, recherche d'une
identité culturelle ou territoriale, persistance des rituels magiques, plus grande visibilité des femmes, les navétanes participent d'un vaste mouvement syncrétique.
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