Le pays du sport face au sport le plus populaire du monde
En 1988, la FIFA accorda aux États-Unis le droit d'héberger la Coupe du Monde de 1994. L'un des résultats de cette décision fut d'induire un débat houleux entre les supporters, les autorités du football et de nombreux observateurs du jeu sur l'opportunité de laisser le plus gra...
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| 1. Verfasser: | |
|---|---|
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprache: | Français |
| Veröffentlicht: |
1998
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| Online Zugang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Zusammenfassung: | En 1988, la FIFA accorda aux États-Unis le droit d'héberger la Coupe du
Monde de 1994. L'un des résultats de cette décision fut d'induire un débat houleux
entre les supporters, les autorités du football et de nombreux observateurs du jeu
sur l'opportunité de laisser le plus grand événement de sport d'équipes du monde
avoir lieu dans un pays dont l'équipe s'était rarement qualifiée pour le championnat
et où le football était considéré comme un sport secondaire. La principale cause de
mécontentement vis-à-vis de la FIFA et de colère envers les États-Unis fut que la
décision fut ressentie comme le résultat de considérations bassement commerciales
et le sentiment que les États-Unis n'avaient pas réellement « fait leurs classes » dans
le football international. Cet article étudie l'attitude des Américains envers la
Coupe du Monde et construit des parallèles autour du fait que les États-Unis n'ont
a jamais fait preuve de beaucoup d'enthousiasme pour les sports internationaux.
L'importance de « jouer pour son pays » n'a jamais vraiment fait partie de l'expérience américaine. Autant que l'idée que l'on octroie les termes de « World séries »,
« superbowl », et titre de « National Basketball Association » présenté comme
Championnat du Monde de Basket, puisse amuser nombre d'universitaires non-Américians bien intentionnés, il n'en demeure pas moins vrai que ces mots ont une
résonnance dans l'esprit des Américains. La reconnaissance de leur importance et
une compréhension du fondement de l'attitude des Américians à l'encontre de la
Coupe du Monde présentent à nos yeux une façon utile d'approcher le particularisme culturel des États-Unis et le rôle du sport en tant que miroir des identités
culturelles nationales.
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