Le metteur en scène et la peau de son comédien
Au tournant du siècle l'apparition du metteur en scène a considérablement modifié la vision et la division du travail théâtral. À l'encontre d'une analyse mécaniste qui chercherait à déduire immédiatement l'évolution de l'art théâtral de la transformation de la composition...
Zapisane w:
| 1. autor: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Język: | Français |
| Wydane: |
1998
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| Dostęp online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Streszczenie: | Au tournant du siècle l'apparition du metteur en scène a considérablement
modifié la vision et la division du travail théâtral. À l'encontre d'une analyse mécaniste qui chercherait à déduire immédiatement l'évolution de l'art théâtral de la
transformation de la composition sociale des publics, il s'agit ici de mettre à jour
l'élaboration active par le metteur en scène de nouveaux codes théâtraux.
S'apparentant à une véritable prise de pouvoir sur l'espace scénique, cette apparition a en particulier transformé la définition des usages légitimes du corps du
comédien. C'est par la confrontation entre les usages corporels de Sarah Bernhardt,
incarnation idéale-typique des monstres sacrés qui dominent la scène à la fin du
XIXe siècle et des nouveaux usages du corps imposés par Jacques Copeau, à travers
l'invention de l'École du Vieux-Colombier, que l'on tentera d'analyser le sens et la
portée de ce basculement.
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