Mourir aux colonies
Les violences « dites » en littérature témoignent de certaines représentations du monde et relèvent pleinement de l'histoire culturelle. À cet égard, les littératures exotique et/ou coloniale des années 1880-1930 nous ont légué un généreux inventaire d'atrocités. Il ressort que si le tex...
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| Autor principal: | |
|---|---|
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
1998
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| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Les violences « dites » en littérature témoignent de certaines représentations
du monde et relèvent pleinement de l'histoire culturelle. À cet égard, les littératures
exotique et/ou coloniale des années 1880-1930 nous ont légué un généreux inventaire d'atrocités. Il ressort que si le texte proprement exotique admet avec
bienveillance et voyeurisme des violences qui sont éléments d'un décor et signes
d'altérité, le récit colonial fait plutôt l'éloge des violences héroïques et patriotiques
– comme la guerre –, « bonnes » donc par opposition aux barbaries indigènes.
À partir d'un corpus représentatif, et au-delà de l'inventaire typologique de ces
violences (autour de la mort notamment), il faut s'interroger autant sur le lecteur
que sur le narrateur, et son accord ambigu avec les violences acceptées (vertueuses
ou sacrificielles), redoutées (supplices, anthropophagie par exemple), voire symboliques (violences à l'ordre établi, y compris l'ordre colonial).
Ces textes de fiction rappellent combien les violences elles-mêmes sont le
reflet de la relativité des valeurs et de l'histoire du goût.
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