Le lien social ne se décrète pas
Le projet de loi sur la cohésion sociale, dont le cheminement a été interrompu par les élections législatives anticipées, était révélateur d'une prétention politique à générer du lien social, indépendamment des logiques qui président à l'exclusion. Censée exprimée une prise en considérat...
محفوظ في:
| المؤلف الرئيسي: | |
|---|---|
| التنسيق: | Article ou chapitre numérique |
| اللغة: | Français |
| منشور في: |
1997
|
| الوصول للمادة أونلاين: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| الملخص: | Le projet de loi sur la cohésion sociale, dont le cheminement a été interrompu par
les élections législatives anticipées, était révélateur d'une prétention politique à générer
du lien social, indépendamment des logiques qui président à l'exclusion. Censée
exprimée une prise en considération politique de la multiplication des inégalités. Cette
loi témoigne tout aussi bien du renoncement de l'État à assumer un rôle politique, celui
de régulateur des rapports de force entre les groupes sociaux, pour ne remplir qu'une
mission de charité publique. Car les aspects centraux de la loi concernent tous des
« missions » qui relèvent déjà du rôle de l'État : droit au logement, à l'éducation, à la
santé, etc. Qu'ils relèvent d'une loi particulière révèle les effets de la coupure entre « la
main droite » et la « main gauche » de l'État. Celui-ci n'hésite d'ailleurs pas à
réprimer les acteurs qui tentent de prendre en charge collectivement leur destin social
(DAL, « sans-papiers », etc.)
|
|---|