L'incontournable alliance
L'instrumentalisation politique des savoirs et des techniques dans le domaine pénal ou criminel n'est pas une invention républicaine, loin de là. Elle a été le fait d'autres pouvoirs, à d'autres périodes, en d'autres lieux mais elle reste particulièrement intéressante à ét...
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| Auteur principal: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
1996
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | L'instrumentalisation politique des savoirs et des techniques dans le domaine
pénal ou criminel n'est pas une invention républicaine, loin de là. Elle a été le fait
d'autres pouvoirs, à d'autres périodes, en d'autres lieux mais elle reste particulièrement
intéressante à étudier, à comprendre, à décrypter pour cette période de la Troisième
République (1870-1914), dont l'une des spécificités est liée à l'émergence d'un pouvoir
et d'un régime politique aux caractères, à l'idéologie, à la tradition bien précis.
L'analyse porte sur deux terrains qui paraissent similaires dans leurs préoccupations (les phénomènes criminels) mais où le mode d'appréhension, les méthodes, les
objectifs et les acteurs sont distincts : l'École lyonnaise de criminologie et la Société
générale des prisons.
Savoir et pouvoir ne constituent pas deux domaines distincts interagissant occasionnellement l'un sur l'autre : il existe entre eux un lien organique qui ressemble à une
relation de symbiose. Se révèle ici, de façon exemplaire, la connivence singulière entre
l'exercice du pouvoir et celle du savoir. Ce dernier participe de manière privilégiée au
renouvellement des règles et des normes.
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