Écrire sur soi-même, s'écrire soi-même : le tatouage

Cet article s'inscrit dans une série de travaux menés sur l'histoire des formes de confession de soi. Le tatouage est une écriture de soi sur soi en même temps qu'il peut être un moyen extrême d'imposition de l'autre dans son propre corps. À cet égard, il s'apparente...

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Detalhes bibliográficos
Autor principal: Hahn, Alois
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: 1996
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:Cet article s'inscrit dans une série de travaux menés sur l'histoire des formes de confession de soi. Le tatouage est une écriture de soi sur soi en même temps qu'il peut être un moyen extrême d'imposition de l'autre dans son propre corps. À cet égard, il s'apparente à l'écriture manuscrite qui, dans sa matérialité, peut être considérée comme un moyen le plus souvent involontaire de manifester son intimité. En ce sens, avec la multiplication d'instances socialement légitimées à décrypter des formes manuscrites d'expression de soi, on peut être amené à penser qu'on assiste au développement d'une société qui fonctionnerait à la manière d'un « panoptikon sans murs » dans la mesure où les moyens de contrôler les individus seraient graphologiques.