L’activité odontologique hospitalière dans l’offre de soins en zone sous-dotée : exemple en Basse-Normandie

Introduction : La demande de soins dentaires en Basse-Normandie est extrêmement contrainte par une raréfaction de l’offre locale. L’unité de soins hospitaliers doit répondre en partie à ces difficultés d’accès aux soins. But de l’étude : L’objectif de cette enquête est de déterminer comment s’i...

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Auteurs principaux: Ambroise, Constance, Gicquel, Emma, Turpin, Yann-Loïg
格式: Article ou chapitre numérique
語言:Français
出版: 2024
主題:
在線閱讀:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
實物特徵
總結:Introduction : La demande de soins dentaires en Basse-Normandie est extrêmement contrainte par une raréfaction de l’offre locale. L’unité de soins hospitaliers doit répondre en partie à ces difficultés d’accès aux soins. But de l’étude : L’objectif de cette enquête est de déterminer comment s’inscrit l’activité hospitalière dans l’offre de soins dentaires locale. Pour cela, nous avons comparé l’activité de l’unité d’odontologie du CHU de Caen avec celle des cabinets libéraux. Résultats : La part de patients jeunes et notamment de moins de 15 ans est plus importante au CHU qu’en cabinet libéral (20,9 % vs 12,9 %, p < 1.10-5). On retrouve dans l’activité des chirurgiens-dentistes libéraux une proportion plus élevée de soins prothétiques fixés mais aussi d’actes de prophylaxie bucco-dentaire, contrairement aux actes de chirurgie, aux soins restaurateurs directs et aux consultations qui représentent une part plus importante de l’activité hospitalière (10 % vs 22,5 %, p < 1.10-5). Conclusions : L’unité d’odontologie du CHU de Caen se différencie des cabinets libéraux de Basse-Normandie par une activité tournée vers les soins de premier recours ou d’urgence. Cette activité semble retranscrire un risque carieux individuel élevé, probablement associé à une vulnérabilité sociale. L’unité semble donc répondre à un besoin de soins primaires.