Participation au dépistage du cancer colorectal selon le taux de pauvreté dans les Bouches-du-Rhône

Introduction : Le taux de participation au dépistage organisé du cancer colorectal (DOCCR) reste insuffisant en France, avec de fortes disparités selon les départements. But de l’étude : Le but de ce travail était d’évaluer la liaison entre les taux de réponse au DOCCR pour les communes du départ...

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Hauptverfasser: Arlotto, Sylvie, Gentile, Stéphanie, Rinaldi, Yves, Heid, Patrice, Winckler, Jérôme, Le Cozannet, Élodie, Seitz, Jean-François
Format: Article ou chapitre numérique
Sprache:Français
Veröffentlicht: 2021
Schlagworte:
Online Zugang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beschreibung
Zusammenfassung:Introduction : Le taux de participation au dépistage organisé du cancer colorectal (DOCCR) reste insuffisant en France, avec de fortes disparités selon les départements. But de l’étude : Le but de ce travail était d’évaluer la liaison entre les taux de réponse au DOCCR pour les communes du département des Bouches-du-Rhône et les arrondissements de Marseille et leurs niveaux de pauvreté. Le taux de répondants au DOCCR a été évalué pour la campagne 2017-2018. Le coefficient de Pearson ( r) a été calculé pour évaluer les corrélations avec le taux de pauvreté moyen par commune/arrondissement, la densité de médecins généralistes (MG) et l’accessibilité potentielle localisée (APL) aux MG. Résultats : Parmi les personnes qui étaient invitées à participer au DOCCR, 29,7 % (± 4,7) ont répondu. Le taux de répondants différait significativement entre les communes/arrondissements du département ( p < 0,001). Le taux de répondants était inversement corrélé au taux de pauvreté, aussi bien pour les communes et arrondissements du département avec une forte corrélation ( r = – 0,795, p < 0,001) que pour les arrondissements de Marseille, avec une corrélation plus forte ( r = – 0,910, p < 0,001). Il était inversement corrélé à la densité de MG ( r = – 0,430, p < 0,001). En revanche, il existait une faible corrélation positive avec l’APL les MG ( r = 0,193, p < 0,001) ainsi que l’âge ( r = 0,476, p < 0,001). Conclusion : Le taux de pauvreté dans les Bouches-du-Rhône, supérieur à la moyenne nationale, pourrait expliquer en partie le faible taux de répondants ; d’autres facteurs comme la densité de MG et leur accessibilité pourraient jouer un rôle.