Médecine personnalisée et prévention des maladies chroniques : l’attitude des médecins généralistes

Objectifs : Dans un contexte de future généralisation de l’accès aux profils génétiques de risque, les médecins généralistes auront un rôle majeur à jouer. L’objectif de cette étude était de connaître leur attitude par rapport à cette démarche et aux potentielles conséquences sur leur pratique. M...

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Detalles Bibliográficos
Auteurs principaux: Cardinaux, Regula, Cohidon, Christine, Guessous, Idris, Chenal, Robin, Widmer, Daniel, Cerqui, Daniela, Cornuz, Jacques, Desvergne, Béatrice
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: 2021
Sujets:
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:Objectifs : Dans un contexte de future généralisation de l’accès aux profils génétiques de risque, les médecins généralistes auront un rôle majeur à jouer. L’objectif de cette étude était de connaître leur attitude par rapport à cette démarche et aux potentielles conséquences sur leur pratique. Méthodes : En 2018, le centre universitaire de médecine générale et de santé publique de Lausanne, le Service de médecine de premier recours des hôpitaux universitaires de Genève et l’Institut des sciences sociales de l’université de Lausanne ont mis en place une étude auprès de patients et de médecins généralistes sur l’accès aux profils génétiques de risque. L’attitude des médecins généralistes, objet de cet article, a été explorée par la méthode de consensus Delphi à deux tours. Cent vingt internes et chefs de clinique se sont prononcés sur 24 affirmations. Résultats : Un consensus a été obtenu pour 80 % des affirmations. Un rôle majeur des médecins généralistes se dessine autour de la démarche d’accès aux profils génétiques de risque, même si leur positionnement semble conditionné par leur place de professionnel de santé de première ligne, et que des doutes subsistent sur l’impact de cette démarche pour orienter leur pratique. Les besoins de formation sont largement soulignés ainsi qu’une possibilité de prise en charge pluridisciplinaire. La nécessité d’un encadrement législatif de ces pratiques fait consensus. Conclusion : Cette étude démontre la nécessité d’anticiper les besoins en développant un programme de formation et d’information pointu et évolutif pour les médecins généralistes dans le domaine de la médecine génomique, en vue d’activités de prévention qui pourraient en découler.