La lutte contre la mortalité maternelle au Burkina Faso est-elle adaptée pour réduire les trois retards ?

Objectif : En dépit de nombreuses interventions mises en œuvre pour réduire la mortalité maternelle, celle-ci reste toujours élevée au Burkina Faso. Alors, il est apparu important d’analyser la lutte contre la mortalité maternelle au Burkina Faso au cours des quinze dernières années afin d’identif...

Szczegółowa specyfikacja

Zapisane w:
Opis bibliograficzny
Główni autorzy: Sombié, Issiakia, Méda, Ziemlé Clément, Blaise Geswendé Savadogo, Léon, Télesphore Somé, Donmozoun, Fatoumata Bamouni, Sophie, Dadjoari, Moussa, Windsouri Sawadogo, Ramata, Sanon-Ouédraogo, Djénéba
Format: Article ou chapitre numérique
Język:Français
Wydane: 2018
Hasła przedmiotowe:
Dostęp online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Streszczenie:Objectif : En dépit de nombreuses interventions mises en œuvre pour réduire la mortalité maternelle, celle-ci reste toujours élevée au Burkina Faso. Alors, il est apparu important d’analyser la lutte contre la mortalité maternelle au Burkina Faso au cours des quinze dernières années afin d’identifier les forces et faiblesses et aider à mieux réorienter le programme national. Méthodes : Une analyse selon le modèle des trois retards avec la méthode des forces, faiblesses, opportunités et menaces a été réalisée. Les sources de données ont été les publications scientifiques ainsi que la littérature grise au niveau national. Résultats : De nombreuses études ont permis de comprendre les facteurs favorisant le premier retard, mais très peu d’interventions efficaces avec une couverture de l’ensemble du pays ont été réalisées pour le réduire. La construction des infrastructures, la mise en place d’un système de transfert rapide, l’intégration du coût du transfert dans la subvention du coût des accouchements ont été les interventions mises en œuvre pour réduire le deuxième retard. Au niveau du troisième retard, la promotion de la transfusion sanguine, les soins obstétricaux et néonataux d’urgence, l’augmentation du nombre de personnels de santé formés, la délégation de tâches, la subvention puis la gratuité des coûts des accouchements ont été les interventions promues. De façon générale, l’analyse note que les interventions au niveau du premier retard étaient insuffisantes et peu mises en œuvre ; des faiblesses ont été notées concernant les interventions sur les deux derniers retards. Conclusion : L’insuffisance et la faible qualité de mise en œuvre des interventions n’ont pas permis de réduire de façon significative les trois retards. De nouvelles interventions, surtout au niveau de la communauté et le renforcement de la qualité des soins dans les formations sanitaires, devraient être priorisées.