Préparation du personnel de santé d’une région sanitaire de Côte d’Ivoire face à la menace du virus Ebola

Introduction : Depuis la déclaration de l’épidémie du virus Ebola en Afrique de l’ouest, le Gouvernement ivoirien a procédé à la formation du personnel médical de toutes les régions sanitaires. Un mois après cette formation, nous menons cette étude pour décrire les connaissances, attitudes...

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Auteurs principaux: Kouassi, Damus Paquin, Ekra, Kouadio Daniel, Angbo-Effi, Kachi Odile, Kouakou Ahoussou, Éric Martial, Bliabo, Guy Modeste, Yéo, Nawa Samuel, Coulibaly, Daouda, Dagnan, N’cho Simplice
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: 2016
Sujets:
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:Introduction : Depuis la déclaration de l’épidémie du virus Ebola en Afrique de l’ouest, le Gouvernement ivoirien a procédé à la formation du personnel médical de toutes les régions sanitaires. Un mois après cette formation, nous menons cette étude pour décrire les connaissances, attitudes et pratiques des agents de santé d’une région sanitaire de Côte d’Ivoire sur le virus Ebola et leur préparation face à la maladie. Méthodes : En mai-juin 2014, nous avons mené une étude transversale descriptive à visée analytique auprès de 176 agents de santé et d’appui, issus d’établissements sanitaires privés et publics des cinq districts sanitaires. Résultats : Parmi nos enquêtés, 15,5 % d’entre eux avaient participé à la formation organisée par le Ministère de la santé sur la maladie à virus Ebola. Ils savaient que la maladie se transmettait de l’animal à l’homme par les liquides biologiques (85,6 %), puis de l’homme à l’homme par les liquides biologiques d’un sujet malade ou d’un cadavre (82,8 %). Les agents de santé se disaient à risque de contracter la maladie (96 %). Discussion : Au regard de le menace persistante d’introduction de la maladie en Côte d’Ivoire, la méconnaissance de certains aspects de la maladie constitue un point de faiblesse à la prévention de la propagation nosocomiale de la maladie. Les connaissances des enquêtés sur la maladie devraient favoriser l’observance de mesures de prévention, cependant, seule la disponibilité du matériel, notamment des gants, conditionnait l’utilisation systématique. Conclusion : Le manque de matériel de prévention et de contrôle des infections constituerait une faiblesse dans la préparation à la riposte contre la maladie à virus Ebola.