Étude exploratoire de la sécurité routière à Brazzaville et à Pointe-Noire en République du Congo
Au Congo, bien que les accidents de la route gagnent des proportions inquiétantes (2720 accidents en 2010 et 3 126 en 2011), surtout avec l’arrivée massive des cyclomoteurs « Jakarta », aucune évaluation n’a été faite pour identifier et comprendre les facteurs qui influencent cette problématique.Cet...
Gardado en:
| Auteurs principaux: | , , , , |
|---|---|
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
2014
|
| Sujets: | |
| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Au Congo, bien que les accidents de la route gagnent des proportions inquiétantes (2720 accidents en 2010 et 3 126 en 2011), surtout avec l’arrivée massive des cyclomoteurs « Jakarta », aucune évaluation n’a été faite pour identifier et comprendre les facteurs qui influencent cette problématique.Cet article présente les résultats d’une étude exploratoire réalisée à Brazzaville et à Pointe-Noire à partir d’informations recueillies dans les documents existants, et par questionnaire semi-directif auprès de personnes de plusieurs secteurs susceptibles d’éclairer la problématique de la sécurité routière. En s’inspirant de la matrice de William Haddon, les paramètres explorés sont les comportements des usagers de la route ; les facteurs environnementaux et technologiques ; les caractéristiques des accidentés de la route ; la qualité des soins ; le délai des interventions et l’organisation de la prévention.La présente étude a permis de mettre en évidence le fait que le Congo n’avait pas de politique sur la sécurité routière. Il ressort aussi que les principaux facteurs d’accidents de la route sont tout d’abord d’ordre comportemental (non utilisation de la ceinture de sécurité, non respect des panneaux de signalisation, fatigue, utilisation du téléphone au volant...). Viennent ensuite des facteurs environnementaux et technologiques (insuffisance des feux de signalisation, absence de trottoirs, occupation anarchique des routes, état général des véhicules).Cette étude nous amène à constater que pour améliorer la sécurité routière au Congo, il faudrait développer des actions de plaidoyer en faveur d’une politique et d’un plan d’action national pour la sécurité routière, d’une action sur les déterminants des accidents de la route, et d’un changement des comportements des usagers de la route (port obligatoire de la ceinture de sécurité, interdiction d’utiliser le téléphone et la cigarette au volant, etc.). Il faudrait aussi se doter d’une organisation efficace de la prise en charge des victimes d’accidents de la route, et d’un budget permettant de mettre en place la politique de sécurité routière. |
|---|