Le personnel à risque d'accidents d'exposition au sang dans un CHU de l'Ouest algérien

RésuméLes accidents d’exposition au sang (AES) constituent un risque de transmission des virus de l’hépatite B ou C et du VIH chez les personnels exposés. Une enquête a été réalisée auprès du personnel du CHU de Sidi Bel-Abbes (Algérie) afin de déterminer l’incidence, les catégories professionnelles...

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Autori principali: Beghdadli, Benali, Ghomari, Omar, Taleb, Mourad, Belhaj, Zora, Belabed, Assia, Kandouci, Abdelkader Baderdine, Fanello, Serge
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2009
Soggetti:
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:RésuméLes accidents d’exposition au sang (AES) constituent un risque de transmission des virus de l’hépatite B ou C et du VIH chez les personnels exposés. Une enquête a été réalisée auprès du personnel du CHU de Sidi Bel-Abbes (Algérie) afin de déterminer l’incidence, les catégories professionnelles à risque ainsi que les circonstances de survenue des AES déclarés sur une période de 2 ans. Les données personnelles et professionnelles, le statut vaccinal, les circonstances de l’accident, la conduite immédiate post AES, et le suivi sérologique ont été recueillis. 108 AES chez 70 femmes et 38 hommes ont été enregistrés. Quarante-quatre ont été déclarés en 2005 et 64 en 2006. Les piqûres représentaient 81,5 % des cas. La sérologie du patient « source » était inconnue dans 80,6 % des cas et positive dans 10,2 % des cas. Le suivi sérologique des victimes a été réalisé chez 62 % des sujets le premier jour, 12 % à 3 mois et 36 % à 6 mois. Aucune séroconversion n’a été notée. Le personnel d’entretien, à l’origine de plus du tiers des déclarations d’AES, représente une catégorie très exposée. Ces AES sont directement liés à la mauvaise gestion des déchets du fait d’un manque de collecteur rigide adapté, mais aussi du manque de sensibilisation des personnels soignants au risque. Aussi, 41,7 % des AES auraient pu être évités si les objets piquants ou tranchants étaient correctement éliminés. Il est urgent de renforcer la sensibilisation du personnel soignant vis-à-vis du respect des précautions universelles et de mettre à leur disposition des conteneurs adaptés pour la collecte des objets piquants ou tranchants.