Comment construire la légitimité de la participation des usagers à des problématiques de santé ?

RésuméAprès les ordonnances Juppé de 1996, les lois du 2 janvier 2002 et du 4 mars 2002 ont consacré juridiquement de nouvelles formes de représentation des usagers au sein du système de santé. Cette légitimité nouvelle institutionnelle, conférée « du haut », n’a pas pour autant réglé la question de...

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מידע ביבליוגרפי
Auteurs principaux: Ghadi, V., Naiditch, Michka
פורמט: Article ou chapitre numérique
שפה:Français
יצא לאור: 2006
נושאים:
גישה מקוונת:Accès Université d'Orléans et IFPM
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סיכום:RésuméAprès les ordonnances Juppé de 1996, les lois du 2 janvier 2002 et du 4 mars 2002 ont consacré juridiquement de nouvelles formes de représentation des usagers au sein du système de santé. Cette légitimité nouvelle institutionnelle, conférée « du haut », n’a pas pour autant réglé la question de leur reconnaissance « sur le terrain ». Il importe donc de réfléchir à d’autres modalités de représentation qui permettraient de nourrir cette légitimité « par le bas ». L’objectif de notre travail a consisté d’abord à comprendre comment, et indépendamment des questions de représentativité, pouvait se construire concrètement une certaine légitimité des usagers. Pour y répondre, nous sommes partis de l’analyse de différentes expériences de participation des usagers dans le champ de la santé et mises en œuvre par nous-mêmes ou par d’autres. Les résultats de notre analyse mettent à jour les principaux facteurs aux travers desquels la légitimité des usagers se construit : les attentes formulées par les promoteurs vis-à-vis des usagers en lien avec le statut qui leur est conféré a priori ; le type d’usagers concernés en lien avec la question de représentativité ; la nature du processus de « montée en généralité » ; les modes d’interaction avec les professionnels. Nous discutons ensuite des rapports conflictuels entre représentativité et légitimité en lien avec le processus de construction de cette dernière (passage d’une autolégitimation à une alter légitimation) ; enfin pour conclure, nous abordons succinctement l’articulation entre « démocratie représentative » et « démocratie participative ».