Évaluation de l'unité spécialisée d'accueil des suicidants adultes au CHU d'Angers
RésuméLa prévention du suicide en France est une priorité de santé publique depuis 1992. Les tentatives de suicide sont, pour la moitié, des récidives et le risque de décès augmente de un pour cent après le premier geste suicidaire. L’hôpital est devenu un lieu de passage incontournable pour les sui...
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| Auteurs principaux: | , , , , , , |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
2005
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| Sujets: | |
| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | RésuméLa prévention du suicide en France est une priorité de santé publique depuis 1992. Les tentatives de suicide sont, pour la moitié, des récidives et le risque de décès augmente de un pour cent après le premier geste suicidaire. L’hôpital est devenu un lieu de passage incontournable pour les suicidants et des recommandations de bonnes pratiques cliniques ont été récemment proposées en France (1998). L’objectif de cette étude est d’évaluer la qualité de prise en charge des suicidants hospitalisés au CHU d’Angers, évaluée à partir des critères de l’Agence Nationale d’Accréditation et d’Evaluation en Santé (ANAES) et de mettre en valeur le bénéfice d’une unité d’accueil des suicidants mise en place depuis cinq ans dans ce même CHU et qui accueille 42 % des suicidants hospitalisés.Un questionnaire de 101 items a été proposé, par un enquêteur unique, à 251 suicidants le jour de leur sortie. Pendant une période de six mois (novembre 2002 – mai 2003), ont été inclus des patients âgés de plus de 16 ans et hospitalisés au moins 48 heures après leur passage à l’acte. 155 questionnaires (62 %) ont été remplis. L’entretien se déroulant le jour de la sortie, 96 patients n’ont pas pu être interrogés. Neuf des quatorze critères de l’ANAES ont été respectés à plus de 65 % et trois à moins de 40 %. L’analyse des donnés par régression logistique montre que l’unité dédiée à la prise en charge des suicidants remplie mieux les exigences des recommandations de l’ANAES pour la prise en charge des tentatives de suicide que ne le fait un service de médecine non spécifique : les passages du psychiatre et de l’infirmière psychiatrique ont été plus fréquents dans l’unité spécialisée (p < 0,04), les entretiens avec les proches plus nombreux (p < 0,01), la confidentialité des entretiens davantage respectée (p < 0,001), l’information apportée par les soignants plus efficace (p < 0,03) dans l’unité spécialisée et l’amélioration de la dépression davantage ressentie (p < 0,007). En conclusion, ces arguments sont en faveur d’une meilleure qualité de la prise en charge réalisée dans l’unité d’accueil spécialisée pour suicidants par rapport aux services de médecine non spécifiques. Un des axes pour l’amélioration de la qualité de la prise en charge des suicidants au CHU d’Angers pourrait être l’augmentation de la capacité d’accueil de cette unité, actuellement limitée à 6 lits. |
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