La prévention du tabagisme en France au cours des années 1997/1999

RésuméLes années qui ont suivi le vote de la loi dite « Veil » (1977), n’ont pas été caractérisées par des résultats substantiels en termes de réduction de la consommation de tabac. En 1991, la loi Évin a marqué une étape importante dans le renouveau et la structuration de la lutte contre ce détermi...

ver descrição completa

Na minha lista:
Detalhes bibliográficos
Autor principal: Baudier, François
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: 2001
Assuntos:
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:RésuméLes années qui ont suivi le vote de la loi dite « Veil » (1977), n’ont pas été caractérisées par des résultats substantiels en termes de réduction de la consommation de tabac. En 1991, la loi Évin a marqué une étape importante dans le renouveau et la structuration de la lutte contre ce déterminant. C’est dans ce contexte de basculement du tabagisme, qu’un plan à trois ans (1997/1999) a été soutenu et mis en œuvre par la Caisse Nationale de l’Assurance Maladie des Travailleurs Salariés et le Comité Français d’Éducation pour la Santé. L’axe principal en a été l’aide à l’arrêt. Durant cette même période, la conférence de consensus (1997) ainsi que l’annonce d’un plan gouvernemental (1999) sont venus consolider et amplifier ces orientations. L’observation des évolutions de la consommation de tabac permet de faire le constat que la loi Évin et ses mesures d’accompagnement, ont eu des effets positifs durant la première période des années 90. En revanche, cet impact semble s’être globalement « émoussé » au cours de la deuxième partie de cette décennie. La principale hypothèse pour expliquer cette stagnation, est que l’augmentation des prix du tabac a été moins sensible et les mesures visant au respect de cette loi moins souvent appliquées, alors qu’au même moment l’engagement des acteurs de la lutte contre le tabagisme a été forte. Ce constat permet : 1) de conforter le fait qu’en santé publique, les mesures de promotion de santé sont efficaces lorsqu’elles associent conjointement des initiatives coercitives (la loi et son application), éducatives, d’aménagement de l’environnement et d’amélioration de l’offre de soins ; 2) de rappeler toute l’importance d’appliquer réellement les dispositions de la loi Évin et éventuellement de les compléter.