Les pleurs : un rite de passage ?

RésuméMalgré de récentes recherches sur les précarités étudiantes, leur dimension institutionnelle, centrée sur les dispositifs d’aide, reste peu examinée. En s’appuyant sur la sociologie des guichets administratifs, cet article se centre sur les inégalités d’accès aux aides sociales étudiantes en e...

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Auteur principal: Israël, Jacky
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2011
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:RésuméMalgré de récentes recherches sur les précarités étudiantes, leur dimension institutionnelle, centrée sur les dispositifs d’aide, reste peu examinée. En s’appuyant sur la sociologie des guichets administratifs, cet article se centre sur les inégalités d’accès aux aides sociales étudiantes en explorant les modalités des non-recours. Le récent travail d’une mission universitaire, croisant démarche opérationnelle et scientifique (questionnaires et entretiens), permet de décrire les mécanismes du non-recours, articulant méconnaissance des dispositifs, sentiment d’illégitimité ou évitement du stigmate. En plus des non-demandes, les refus institutionnels interrogent la définition familialiste des ressources étudiantes, notamment à travers leur statut d’aidant·es économiques. Plus généralement, les non-recours révèlent de fortes inégalités liées aux capitaux scolaire et économique, mais aussi à la nationalité, au détriment des étudiant·es étranger·es. Plusieurs pistes opérationnelles, comme le guichet unique, ou la refonte de politiques nationales, émergent alors.