Marie-Aimée Niox-Chateau (1893-1987), une montessorienne a l’école

Dès la fin du XIXe siècle, des pédagogues militent pour l’avènement d’une nouvelle éducation susceptible de répondre aux défis de ce nouveau siècle, annoncé par Ellen Key (1910) comme étant celui de l’enfant. Parmi les femmes qui marquent ce tournant Maria Montessori en est certainement l’emblème le...

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Библиографические подробности
Главный автор: Serina-Karsky, Fabienne
Формат: Article ou chapitre numérique
Язык:Français
Опубликовано: 2021
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Online-ссылка:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Описание
Итог:Dès la fin du XIXe siècle, des pédagogues militent pour l’avènement d’une nouvelle éducation susceptible de répondre aux défis de ce nouveau siècle, annoncé par Ellen Key (1910) comme étant celui de l’enfant. Parmi les femmes qui marquent ce tournant Maria Montessori en est certainement l’emblème le plus charismatique. Sa vision de l’éducation du petit enfant s’accompagne d’une méthode et d’un matériel expérimentés dans la désormais célèbre Casa dei bambini, destinés à révéler et à s’adapter à ce qu’elle nomme les périodes sensibles. Cette pédagogie lui permet d’acquérir rapidement une renommée internationale. Cependant, en France, la réception de cette méthode entre en concurrence avec celle des partisans de l’école maternelle de Pauline Kergomard, et il faudra l’ardeur de femmes convaincues pour l’amener aux confins de l’école maternelle française. La pédagogie montessorienne s’installe néanmoins dans le champ de la petite enfance par l’intermédiaire des jardins d’enfants froebeliens d’une part, et par la création de «Maisons des enfants» qui reprennent ainsi la terminologie originelle. Malgré la guerre qui met un terme aux premières expériences des Maisons des enfants un peu partout en Europe, l’œuvre de Maria Montessori bénéficie du soutien d’éducatrices qui œuvrent sur le terrain de l’enfance en temps de guerre. La jeune Marie-Aimée Racine, future Niox-Chateau, en fait partie. Dans cette contribution qui lui est consacrée1, nous découvrirons le parcours qui la conduit au montessorisme, avant de voir comment elle participe à le diffuser au sein de l’école française, depuis la Joyeuse école en 1932 jusqu’à la Nouvelle école de Boulogne en 1947.