Des signes entre les vieux bédouins. Une interprétation épistolaire de Benjamin

 Walter Benjamin (1892-1940) et Gerhard Scholem (1897-1982) étaient liés par une profonde amitié, entrelacée depuis 1912 et se poursuivant jusqu’en 1940, lorsque Benjamin se suicide à Portbou, terrifié à l’idée d’être livré aux nazis. Les deux intellectuels, tous deux de confession juive, ont fait d...

詳細記述

保存先:
書誌詳細
第一著者: Cristante, Stefano
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: 2022
主題:
オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
その他の書誌記述
要約: Walter Benjamin (1892-1940) et Gerhard Scholem (1897-1982) étaient liés par une profonde amitié, entrelacée depuis 1912 et se poursuivant jusqu’en 1940, lorsque Benjamin se suicide à Portbou, terrifié à l’idée d’être livré aux nazis. Les deux intellectuels, tous deux de confession juive, ont fait des choix existentiels différents : Benjamin est resté en Allemagne jusqu’à ce que la persécution raciale du régime nazi le contraigne à errer en Europe, tandis que Scholem s’est installé en Palestine et a travaillé à l’Université de Jérusalem, où il a pu se consacrer à l’étude de la mystique juive. L’essai porte sur la correspondance entre les deux chercheurs, en particulier sur la proximité de Benjamin avec le communisme, sa relation avec les chercheurs de l’Institut de recherche sociale dirigé par Max Horkheimer et avec Bertolt Brecht. Sur la toile de fond de la correspondance apparaît clairement la tentative de Benjamin de ne pas renoncer à sa recherche intellectuelle et à son amitié, même s’il a été contraint de chercher des lieux marginaux et périphériques où il pourrait survivre dans une Europe alors livrée aux guerres d’Hitler.