Capitales européennes de la culture : des priorités contradictoires et une notoriété inégale

Lancé en 1985, le programme des Villes européennes de la culture, devenues Capitales européennes de la culture, a permis de mettre à l’honneur plus de 50 cités européennes. Le programme a donc préparé et accompagné les élargissements successifs de l’Union européenne. Le dispositif actuellement reten...

Descripció completa

Guardat en:
Dades bibliogràfiques
Autor principal: Autissier, Anne-Marie
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: 2018
Matèries:
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripció
Sumari:Lancé en 1985, le programme des Villes européennes de la culture, devenues Capitales européennes de la culture, a permis de mettre à l’honneur plus de 50 cités européennes. Le programme a donc préparé et accompagné les élargissements successifs de l’Union européenne. Le dispositif actuellement retenu pour les Capitales européennes de la culture est la nomination, chaque année, d’une ville de l’Ouest de l’Europe et d’une ville d’Europe centrale et orientale. Pourtant, les moyens diffèrent considérablement entre les villes et le soutien de la Commission européenne – 1,5 million d’euros – se révèle marginal pour des budgets de 70 millions dans les cités ouest-européennes. Les apports du Fonds européen de développement pour les villes situées dans des régions prioritaires au regard de la Politique régionale de l’Union permettent d’abonder ces apports et que l’année culturelle constitue un accélérateur pour des investissements immobiliers – restauration ou construction. La stratégie de régénération urbaine a coïncidé avec le succès des Capitales européennes de la culture dès les années 1990. Elle se double aujourd’hui d’une attention renouvelée à la perception des habitants et citoyens, face à ces événements souvent critiqués pour leur caractère éphémère. La construction d’un espace culturel européen et l’ouverture des Capitales européennes de la culture doivent impérativement s’insérer dans une politique culturelle de long terme, ce qui reste trop peu le cas aujourd’hui.