Mort d’Ashley Smith : entre bio-politique carcérale et souveraineté judiciaire
Cet article constitue une relecture critique des circonstances entourant la mort d’Ashley Smith, une jeune femme décédée des causes d’asphyxie par auto-strangulation alors qu’elle avait été placée en isolement administratif par le Service correctionnel du Canada (SCC). La mort de Smith a été qualifi...
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| Autors principals: | , , |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
2017
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Cet article constitue une relecture critique des circonstances entourant la mort d’Ashley Smith, une jeune femme décédée des causes d’asphyxie par auto-strangulation alors qu’elle avait été placée en isolement administratif par le Service correctionnel du Canada (SCC). La mort de Smith a été qualifiée d’« homicide » par un jury à la suite de l’enquête du coroner pour ensuite être qualifiée de « suicide » par le Service correctionnel du Canada (SCC) dans sa réponse aux conclusions de l’enquête. La confusion qui règne au sujet de la cause précise de la mort d’Ashley Smith sème le doute sur la ou les personnes responsables de la mort de Smith dont le décès ne peut être que le résultat d’une action directe, d’une part, ou un drame attribuable à une négligence systémique, d’autre part. En s’appuyant sur la distinction théorique-historique, proposée par Michel Foucault, entre pouvoir souverain et biopolitique, notre analyse montre que la mort de Smith est un effet de pratiques biopolitiques ayant cours au sein des établissements correctionnels. Nous estimons par ailleurs que la réponse du Service correctionnel du Canada aux conclusions de l’enquête montre de manière flagrante comment le SCC esquive ses responsabilités : il invoque une prérogative juridique (et souveraine) sur les personnes dont il a la garde, et ce dans le but de masquer ses implications bio-politiques. |
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