Introduction : Penser l’actuel
L’introduction du fantastique et de la science-fiction dans les cinémas sud-coréen et nord-coréen a été tardive. Ce retard, symptôme d’un enjeu sociologique d’envergure, est lié à la difficile acclimatation d’un imaginaire traditionnel qui est à repenser en résonance aux influences étrangères. Au No...
Gorde:
| Egile nagusia: | |
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| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
2017
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| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | L’introduction du fantastique et de la science-fiction dans les cinémas sud-coréen et nord-coréen a été tardive. Ce retard, symptôme d’un enjeu sociologique d’envergure, est lié à la difficile acclimatation d’un imaginaire traditionnel qui est à repenser en résonance aux influences étrangères. Au Nord, le fantastique n’a vu le jour (avec Bulgasari et Hong Kil-dong) que lorsque le régime soucieux de légitimation a souhaité se positionner comme force « magique », surnaturelle et minimiser les discours positivistes habituels. Au Sud, l’antipositivisme et le post-occidentalisme ont aussi orienté le renouveau et l’acclimatation du fantastique traditionnel dans une série de films des années 1990-2000 (de Gates of Destiny à Soul Guardian). Il s’agissait pour une nouvelle hégémonie politique issue du « miracle économique » de se positionner à la fois face à l’Occident et à l’histoire du pays. Mais le passage à des films de SF basés sur un imaginaire techno-scientifique (de Natural City à Transperceneige) volontairement nourri des insatisfactions populaires locales ciblant la nouvelle oligarchie a dépassé le stade de la catharsis pour spectateurs passifs ; ces films se sont avérés prémonitoires de la crise socio-politique de l’hiver 2016. |
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