Changer les têtes plutôt que les mentalités ?

En s’appuyant sur des données quantitatives et qualitatives au sujet des cadres de la SNCF, l’article se penche sur les évolutions récentes de l’entreprise publique. La première partie illustre les lignes de fracture idéologiques existant au sein d’un encadrement majoritairement vieillissant et iss...

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Auteur principal: Alber, Alex
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2015
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:En s’appuyant sur des données quantitatives et qualitatives au sujet des cadres de la SNCF, l’article se penche sur les évolutions récentes de l’entreprise publique. La première partie illustre les lignes de fracture idéologiques existant au sein d’un encadrement majoritairement vieillissant et issu de la promotion interne. La « modernisation » n’est pas, loin s’en faut, consensuelle dans l’entreprise. L’analyse se centre ensuite sur une population clé : les bénéficiaires du « parcours jeunes cadres », qui sont recrutés sur diplôme, et dont les représentations et les pratiques sont majoritairement en phase avec le virage commercial et managérial de l’entreprise. Initialement peu attachés à l’histoire de l’entreprise, préférant pour la plupart s’investir dans le management plutôt qu’accroître leur expertise technique et globalement moins contestataires que les cadres promus, ces jeunes cadres incarnent un changement assez marqué au sein de l’entreprise. La troisième partie cherche à faire le lien entre l’investissement des jeunes cadres dans le changement gestionnaire et l’accélération tendancielle de leur carrière. Cela permet de montrer en quoi la diffusion de logiques managériales au sein d’un marché interne concourt à le fragiliser, voire à remettre totalement en cause ses logiques fondatrices.