Mobiliser « la vie fragile »
RésuméRésumé : Cet article revient sur les tentatives, orchestrées par les organes communismes internationaux, pour mobiliser les chômeurs dans l'entre-deux-guerres. Leur stratégie est de les inscrire massivement dans une perspective révolutionnaire internationale, grâce à la tactique « classe...
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
2007
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| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | RésuméRésumé : Cet article revient sur les tentatives, orchestrées par les organes communismes internationaux, pour mobiliser les chômeurs dans l'entre-deux-guerres. Leur stratégie est de les inscrire massivement dans une perspective révolutionnaire internationale, grâce à la tactique « classe contre classe » qui doit conduire à l'effondrement du capitalisme. Les chômeurs sont, à ce moment, politiquement réhabilités comme une « avant garde révolutionnaire » de première ordre. Ils s'inscrivent aussi dans un moment de redéfinition des qualités du « bon » militant communiste susceptible d'être capable d'entraîner dans la lutte les masses prolétarisées. En dépit des directives émanant de l'IC et de l'ISR, et hormis quelques pays (comme l'Allemagne), cet objectif de mobiliser massivement les chômeurs restera, pour l'essentiel, un voeu politique pieux. Le cas français le montre de manière exemplaire. Cette expérience politique dévoile en effet les difficultés qu'il y a à mobiliser largement et durablement les chômeurs. Elle révèle surtout les relations complexes, ambivalentes car empreintes de défiance et de stigmatisation(s), entre les populations économiquement vulnérabilisées et leurs soutiens externes (dont l'engagement n'est pas seulement « par conscience » mais aussi motivé par des considérations éminemment stratégiques). En ce sens, ce retour historique sur les difficultés et apories rencontrées par ces mobilisations des années 1930 fait écho aux débats actuels, trop vite considérés comme « nouveaux », sur les mouvements de « sans », d'« exclus » ou encore de « précaires ». |
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