La ségrégation sociale a-t-elle augmenté ?
L’idée que la ségrégation sociale a augmenté et qu’elle concerne avant tout les catégories défavorisées fait partie du sens commun politique, médiatique, académique. Pourtant, l’analyse détaillée de la distribution des différentes catégories sociales dans l’espace de la métropole parisienne montre...
Spremljeno u:
| Glavni autor: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
2006
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| Online pristup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sažetak: | L’idée que la ségrégation sociale a augmenté et qu’elle concerne avant tout les catégories défavorisées fait partie du sens commun politique, médiatique, académique. Pourtant, l’analyse détaillée de la distribution des différentes catégories sociales dans l’espace de
la métropole parisienne montre que ce sont les classes supérieures qui sont le plus ségrégées
et que leur auto-ségrégation s’intensifie. Parmi les catégories populaires, les plus ségrégés
sont les ouvriers, dont les effectifs décroissent, alors que la plupart des catégories d’employés
et des professions intermédiaires connaissent une ségrégation décroissante avec des effectifs
croissants. Ces tendances générales résultent d’évolutions spatiales bien plus diversifiées que
la dualisation souvent avancée. Elles se traduisent par une exclusivité accrue dans les espaces les plus bourgeois, qui s’élargissent, mais par des évolutions diversifiées des quartiers
populaires ouvriers, où l’appauvrissement social est une modalité minoritaire mais préoccupante. Si la situation de mixité sociale reste la modalité résidentielle la plus fréquente pour
les classes moyennes et populaires, le tissu social de ces espaces est menacé par la montée du
chômage et de la précarité, qui affectent de façon croissante les classes moyennes elles-mêmes. |
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