Écrivain prolétarien : une identité paradoxale
Les auteurs autodidactes qui rejoignent le mouvement d’Henry Poulaille à partir de 1930 ont en commun d’endosser l’identité prolétarienne parce qu’elle leur permet, dans le contexte spécifique du débat sur la littérature prolétarienne (1925-1935), d’acquérir une visibilité inattendue. Ces auteurs r...
Uloženo v:
| Hlavní autor: | |
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| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
2001
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Les auteurs autodidactes qui rejoignent le mouvement d’Henry Poulaille à partir de 1930 ont en commun d’endosser l’identité prolétarienne parce qu’elle leur permet, dans le
contexte spécifique du débat sur la littérature prolétarienne (1925-1935), d’acquérir une visibilité inattendue. Ces auteurs risquent toutefois, à moyen terme, de se voir refuser toute légitimité. Les phénomènes de domination deviennent manifestes lorsque certains romanciers tentent de rénover l’utilisation littéraire du langage populaire. La littérature prolétarienne exprime aussi les paradoxes liés à l’expérience du déclassement. La coexistence fréquente au
sein des romans de représentations populistes nostalgiques et de lieux communs misérabilistes, la sensibilité souvent traditionaliste qui s’y fait jour, prennent leur sens en fonction du
parcours des auteurs. Certains d’entre eux, conscients de l’ambiguïté idéologique qui affecte
leur démarche, utilisent alors l’écriture comme instrument d’une réflexion littéraire et socioanalytique. |
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