Entre poetique et politique aime cesaire et la « negritude »
L’affirmation d’une « identité nègre » en littérature, qui voit le jour dans les années trente à Paris, est indissociable, à la fois, de la domination coloniale, des représentations dominantes des peuples noirs et des modalités de reconnaissance propres au champ littéraire. Les nouveaux prétendants...
Guardat en:
| Autor principal: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
2001
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | L’affirmation d’une « identité nègre » en littérature, qui voit le jour dans les années trente à Paris, est indissociable, à la fois, de la domination coloniale, des représentations dominantes des peuples noirs et des modalités de reconnaissance propres au champ littéraire. Les nouveaux prétendants à l’entrée dans le champ littéraire n’étaient pas disposés,
en raison de leur capital scolaire, à occuper la position mineure d’« écrivains-noirs » régionalistes et exotiques qui leur était désignée. Influencés par les mouvements de la « Renaissance noire » aux États-Unis, encouragés par la découverte occidentale de l’« art nègre » et
par le développement de l’ethnologie, ils entreprirent d’inverser le stigmate attaché à
« l’identité nègre ». Pour se distinguer dans le champ littéraire, ils inventèrent une Culture et
une Civilisation « nègres » et tentèrent d’en démontrer à la fois l’originalité et l’universalité. |
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