Précarité du contrat de travail et risque de perte d'emploi en Europe

En France, la notion de précarité est communément utilisée, tant dans la littérature sociologique que dans les débats politiques autour de la question sociale. Cette notion, qui englobe généralement (avec le temps partiel) le risque de perte d’emploi et les contrats à durée limitée, s’exporte mal da...

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Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Egile nagusia: Ghesquière, François
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Français
Argitaratua: 2014
Gaiak:
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Deskribapena
Gaia:En France, la notion de précarité est communément utilisée, tant dans la littérature sociologique que dans les débats politiques autour de la question sociale. Cette notion, qui englobe généralement (avec le temps partiel) le risque de perte d’emploi et les contrats à durée limitée, s’exporte mal dans les autres pays. L’explication généralement avancée est que la stabilité de l’emploi n’y est pas toujours considérée comme une nécessité en raison des États‑providence construits suivant une logique moins centrée sur le statut conféré par l’emploi stable. Cet article enrichit ce constat par une comparaison internationale systématique et quantitative. Ainsi, les pays d’Europe occidentale sont comparés selon le degré d’association entre la stabilité du contrat de travail – à durée indéterminée ou limitée – et risques – subjectifs et objectifs – de perte d’emploi. Pour ce faire, les données issues des enquêtes Statistics on Income and Living Conditions et European Working Conditions Survey de la fin des années 2000 sont mobilisées. Il en ressort que les contrastes entre pays sont similaires à ceux mis en évidence par les études de cas, mais que l’explication par les types d’État‑providence ne peut être généralisée pour comprendre la situation de la plupart des pays. Ces variations semblent mieux s’expliquer par l’importance du rôle l’État dans les relations professionnelles, en particulier par les restrictions qu’il impose à l’usage des contrats à durée déterminée.