Epistémêsis et altérité

Après avoir précisé mon acception du vocable « Socio-anthropologie », je m’attache dans cet article à montrer, à partir d’un travail réalisé à partir du texte littéraire fantastique, comment tout objet d’art est un lieu de convergence où l’on trouve le témoignage d’un nombre plus ou moins grand, mai...

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Detalles Bibliográficos
Autor Principal: Gaudez, Florent
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: 2010
Sujets:
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:Après avoir précisé mon acception du vocable « Socio-anthropologie », je m’attache dans cet article à montrer, à partir d’un travail réalisé à partir du texte littéraire fantastique, comment tout objet d’art est un lieu de convergence où l’on trouve le témoignage d’un nombre plus ou moins grand, mais qui peut être considérable, de points de vue sur l’homme et sur le monde.Je pose que ce n’est pas la communication elle-même qui est anthropologiquement spécifique, mais le besoin de communiquer, même si ce besoin est souvent perverti dans une saturation qui fait que l’on ne souffre pas d’incommunication mais, comme le souligne Gilles Deleuze, de toutes ces forces qui nous poussent à nous exprimer quand nous n’avons pas grand chose à dire.Lorsque la sociologie ou l’anthropologie cherchent à saisir la dimension symbolique du social à travers l’art, la question de la limite se pose cruellement dans la mesure où postuler l’œuvre comme signifiante au niveau symbolique lui confère une fonction sociale et historique et la possibilité d’être, comme expérience de pensée, un analyseur particulièrement fécond en tant que geste de création ; la possibilité non seulement de distinguer ce que le vulgaire confond, mais aussi parfois de réunir ce que le vulgaire distingue.