Éditorial

RésuméNe pouvant ni faire visiter son laboratoire ni inviter tout un chacun à le suivre dans ses investigations sur le terrain, le sociologue doit passer par l’écriture pour rendre compte de sa démarche et de ses résultats. Ce compte-rendu dans un régime de justice tel qu’est constitué le champ scie...

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Detalhes bibliográficos
Auteurs principaux: Faure, Sylvia, Tralongo, Stéphanie
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: 2004
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:RésuméNe pouvant ni faire visiter son laboratoire ni inviter tout un chacun à le suivre dans ses investigations sur le terrain, le sociologue doit passer par l’écriture pour rendre compte de sa démarche et de ses résultats. Ce compte-rendu dans un régime de justice tel qu’est constitué le champ scientifique prend le plus souvent la forme canonique du procès-verbal.On ne porte pas la même attention à l’écriture de cette narration qu’à la méthodologie ou aux concepts utilisés. On ne peut pourtant pas se contenter, sous couvert d’objectivité, de s’absenter de son propre discours. Il n’existe pas un champ lexical isolé, propre à la « littérature grise », où les mots débarrassés de toute ambiguïté échappent à la littérature tout court. Nier les choix d’écriture opérés c’est subir un carcan et c’est, par défaut, le choix d’une esthétique fonctionnaliste.Les maîtriser et les revendiquer c’est au contraire disposer d’un outil supplémentaire même (ou surtout) s’il met à jour des contradictions. Si la sociologie, et particulièrement la sociologie de l’art, est un art de résister aux discours, celui-ci passe par l’écriture et c’est un acte de résistance qui appelle une présence.