Les femmes hooligans : paralogisme ou réalité sociale éludée ?
RésuméLa question du genre est un fait reconnu depuis très longtemps dans la construction des actes délictueux. Mais, ce qui est surprenant dans le cas très précis du hooliganisme, c’est le fait qu’aucune étude ne se soit jamais intéressée à l’existence ou non de femmes hooligans. Est-ce à dire qu’i...
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| 主要な著者: | , , |
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| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
2007
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| 主題: | |
| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | RésuméLa question du genre est un fait reconnu depuis très longtemps dans la construction des actes délictueux. Mais, ce qui est surprenant dans le cas très précis du hooliganisme, c’est le fait qu’aucune étude ne se soit jamais intéressée à l’existence ou non de femmes hooligans. Est-ce à dire qu’il n’en existe pas ? La réalité sociale du hooliganisme en Europe est bien différente. Il existe des femmes hooligans. Leur négation tient à de multiples raisons : l’absence de traitement de la singularité, les a priori positifs dont jouissent les femmes face aux comportements violents, l’utilisation d’une définition trop restrictive du hooliganisme qui empêche de comprendre la genèse de certains événements et la place des femmes dans ceux-ci, la difficulté de penser une violence féminine alors que certaines femmes subissent chaque jour de nombreuses formes de violences. A travers l’étude des noyaux durs des groupes de supporters du football en France, on observe cependant qu’un certain nombre d’entre elles reconnaissent participer et avoir participé à des actes hooligans. Elles possèdent parfois des rôles et des statuts importants au sein des groupes qui les ont obligatoirement confrontés à la violence. Si, physiquement, elles ne sont pas au cœur des affrontements les plus durs, elles en sont parfois les instigatrices ou les égéries de certains groupes pour qui la violence est une partie intégrante et intégrative du supportérisme. |
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